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Comment accompagner un client à ce qu’il atteigne ses objectifs avec son animal?

Conseiller, aider, faire à la place de, vouloir pour etc. ne sont pas des avenues viables dans une relation-client. Ce n’est pas à l’éducateur de vouloir pour ses clients, c’est trop essoufflant et les risques d’usure de compassion sont trop grands. Il lui incombe par contre de poser les bonnes questions et de permettre à son client de trouver les bonnes réponses.

Il reste une seule question à poser : qu’est-ce que tu veux? 

Pour définir un objectif, voire pour l’atteindre — ce qui est le but en principe —, il faut d’abord répondre à sept critères.

» Critère n°1 : L’objectif doit être formulé affirmativement
» Critère n°2 : L’objectif ne doit dépendre que de soi
» Critère n°3 : Le contexte de l’objectif doit être précisé (Qui ? Quand ? Où ?)
» Critère n°4 : L’objectif doit être mesurable et vérifiable
» Critère n°5 : Les limites empêchant d’atteindre l’objectif doivent être évaluées
» Critère n°6 : Les ressources dont la personne a besoin pour atteindre son objectif doivent être identifiées
» Critère n°7 : L’écologie interne et externe doit être vérifiée.

 

Ce qui est proposé ici est de formuler un objectif de façon efficace, c’est-à-dire dont l’effet escompté, les efforts mis en place et la volonté de réalisation se traduisent en résultats utiles. Donc c’est l’humain qu’il s’agit de motiver. Et çà s'apprend (pour en savoir plus: ici). Il y a des étapes, des critères, des manières de faire.

En ce sens, vouloir travailler le chien revient à travailler la relation humain-animal.

 

[1] OVERALL, K . Manual of Clinical Behavioral Medicine for Dogs and Cats. Elsevier (2013)

Coaching facilité par l’animal
médiation animale, coaching professionnel

Ce qui est passionnant c'est que la structure d’une modification comportementale qu’elle s’adresse à un animal (voir les protocoles de Karen Overall [1]) ou à être humain comporte des étapes très similaires. Et elles sont importantes, chacune a sa raison d'être. C'est vrai pour un animal, cela l'est également pour un humain. Ce qui est important de comprendre c’est que la motivation et l’information ne suffisent pas à créer du changement. Le changement est plus complexe que ce que l’on pense et fait appel à de nombreuses zones cérébrales. Celles-ci peuvent nécessiter plus ou moins d’énergie pour fonctionner.  Ce qu’il faut chercher à faire, c’est à faire jaillir la motivation chez son client. Elle prend sa source dans un objectif mobilisateur. Pour que cela soit possible il faut que ça soit réalisable dans l’environnement de votre client. Cela lui permettra de créer du changement et des nouvelles bonnes habitudes pour lui, ce qui se percutera sur son animal.

Là est le travail du coach : piloter le changement. 

Il s’agit d’accompagner les personnes à aboutir à leur propres résolutions et pour cela créer des moments propices à la pensée et à l'action. C’est à ce niveau que j’ai un apport décisif : en posant des questions poussant à la réflexion,  en accompagnant mes clients à avoir des idées neuves, en leur faisant vivre des expériences de référence et en accrochant chaque objectif à des valeurs si puissantes que le client se lèvera la nuit pour les réaliser. Ainsi, si pour mon client le bien-être de son animal est une priorité absolue, que c’est cette valeur qui guide chacun de ses mouvements envers son animal, alors comme coach vous couplez l’objectif de votre client à cette valeur suprême. Vous pouvez être assuré que le client fera tout pour atteindre son objectif. Si un client n’atteint pas l'objectif qu’il s’est fixé c’est que vous n’avez pas su allumer cette étincelle.

De plus, quand le changement est présenté comme le résultat de la réflexion d’autrui  et comme une action qui doit être réalisée (typiquement, le « Tiens, tu pourrais faire ça, non ?!! »), notre cerveau n’a pas été impliqué dans la réflexion, il n’a pas investi l’énergie qui permet de créer les nouvelles connections nécessaires au nouveau comportement. Ceci augmente les signaux négatifs, les alertes de notre cerveau, la peur ressentie. C’est ce que l’on appelle la résistance au changement.  

Définir un objectif, tel est le point de départ de toute intervention. Et ce n’est pas l’éducateur ou comportementaliste qui va faire en sorte que le client l’atteigne son objectif! C’est le client tout seul, une fois rentré chez lui, qui va mettre en place ce qu’il faut pour y parvenir.  Autant le motiver lui. J’entends le client.