Des articles qui font du bien...

Faut-il souffrir pour avancer ? (2 de 2)

Notre souffrance vient-elle de la situation extérieure ou souffrons-nous de la manière dont notre mental l’interprète? Cette question est primordiale car elle permet de passer de la croyance que la source de la souffrance est à l’extérieur de notre être à cette intuition qu’elle puisse être créée par notre propre esprit. Au regard de la neurologie, le bonheur et le malheur ne sont pas extérieurs au sujet. Ils sont dans le sujet, dit Boris Cyrulnik.

 

Électroencéphalogramme plat

Toute vie psychique suppose une dualité bonheur-malheur. Privé de cet antagonisme, vous avez un électroencéphalogramme plat, une absence de vie psychique, autrement dit une mort cérébrale. Reste que l’expérience du mal est ambiguë : celui-ci peut parfois paraître salutaire et ouvrant sur le bien.

 

 

 

La souffrance et le bonheur, certes ne semblent pas compatibles. Toutefois, il apparaît plus probable que la souffrance et le bonheur soient deux étapes successives ayant des liens de causalité.

Dans certains cas la souffrance aide à avancer

La souffrance a permis à des poètes et des artistes de faire des chef d’oeuvres, mais d’autres en ont également fait dans la joie et le bonheur. N’empêche qu’elle permet de se dépasser.
Souvenez-nous qu’il est nécessaire de permettre des effondrements intérieurs qui nous mettent en contact avec les émotions et les traumatismes refoulés, écrivait Guy Corneau, dans Revivre (p 282).

 

S’il peut être souhaitable d’aller rencontrer ses parts d’ombres, il semble néanmoins que trop s’y complaire peut avoir pour effet de les nourrir, de les renforcer plutôt que de les emmener à la lumière.

 

Une partie de nous à accueillir

 

 

 

La souffrance n’est pas une ennemie à abattre mais bien une partie de nous à accueillir. Et si l’on apprend à l’accueillir avec tendresse et compassion, elle fini par cesser de nous harceler. La souffrance a un message à nous porter et dès qu’on l’accueil, elle cesse. Toutefois, tant que le ménage n’est pas fait, elle peut parfois être plus intense.

 

Il n’y a souffrance que s’il y a résistance au changement (incarné par l’épreuve), si nous sommes déchirés entre une partie de nous qui aimerait évoluer et une autre partie qui a peur de cette évolution et freine des quatre fers

Ce qui nous fait évoluer c’est le désir inconscient de sortir de cette souffrance. C’est ce qui fait dire à Guy Corneau: ‘La guérison est une autre étape du mouvement créateur qu’est notre vie’.

 

Seule la complémentarité entre malheur et bonheur fait que nous pouvons aimer la vie.

 

Pour aller plus loin

http://presenceasoi.be/la-souffrance-necessaire-pour-evoluer/