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En face, il y a quelqu’un

Récemment je donnais une conférence au TROIS FONT LE MOIS que j’aurais pu intituler ‘en face il y a un quelqu’un’.

J’ai partagé avec le public quelques réflexions issues de ma pratique professionnelle et de mon cheminement personnel sur une relation entre deux animaux qui a débuté il y a longtemps. À l’époque, c’était un arrangement gagnant-gagnant dans lequel les deux parties ont fait des concessions dans le but d'arriver à une collaboration : à deux on peut sauver nos peaux mutuelles.

Plusieurs milliers d’années plus tard, y’en a un des deux qui est revenu sur cette entente. Et moi, je coache la relation, en fait la mise en relation entre ces deux animaux, un animal humain et l’autre non humain. Deux êtres qui se ressemblent beaucoup et dont les différences sont de degré et non de nature.

J’ai invité le public à partir à la découverte de semblables pas pareils et drôlement proches.

Les animaux non humains «parlent» à ceux qui les «écoutent». Or qui les «écoutent» en ressortent changés, car les influences des animaux non humains sur les animaux humains sont nombreuses, rendent riches, complexes et passionnantes nos relations. Je devrais peut-être dire rendaient riches, complexes et passionnantes. Ou devraient rendre riches, complexes et passionnantes.

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Il n’était pas question de culpabiliser mais de viser à une autre compréhension des choses et des niveaux de responsabilité qui se superposent. Ce propos vise à nous responsabiliser, à nous rendre plus conscients et à poser d’autres choix au niveau individuel et collectif.

Alors nous nous sommes promenés sur le long cours entre la grotte de la préhistoire et 2018 pour se demander si l’animal humain est sorti de sa caverne. Nous avons soulevé le point que l’animal humain et non humain remplissaient la même fonction dans la nature, ils étaient sur la même niche écologique. Nous avons fait une pause sur la question de l’anthropomorphisme qui est un phénomène beaucoup plus complexe que nous l’aurions imaginé. Il est fort possible que le besoin humain…d’attribuer des émotions aux animaux, loin d’obscurcir leur « véritable » nature, puisse être en réalité un outil de connaissance très précis. C’est pour quoi j’utilise cet anthropomorphisme dans mes interventions, ‘votre chien est pas bien’, ok il est pas bien comment? Ah oui votre cheval vous niaise, ok et il fait çà comment?.... L’important n’est pas de tirer des conclusions mais de garder le questionnement.

Ce qui cause de gros préjudice c’est la croyance qui est arrivée bien plus tard, la croyance anthropocentrique due à des visions fantasmées et romantiques d’un animal humain summum de la création.

L’animal non humain constitue une part importante de l’histoire de notre humanité. En ayant pris soin de faire une liste de ce qui nous ressemble, de ce qui unit l’animal humain et animal non humain (émotions, synchronisation comportementale représentations mentales etc.), j’en arrive à inviter le public à considérer que l’on puisse devenir meilleurs au niveau collectif et individuel avec des animaux non humains. De toute manière, l’animal humain a besoin de cette présence à ses côtés; lui qui s’est garroché dans sa culture et en a oublié son fondement naturel, physique, biologique. Un phénomène récent dans l’histoire de l’animal humain est venu entraver sa capacité à voir les animaux sans violence. On appelle cela: l’industrialisation/individuation/coupure de la nature/inflation de l’égo. C’est arrivé lentement sans qu’on s’en rende vraiment compte pis paf un jour, l’animal humain vit dans un monde virtuel. Il vit une existence de moins en moins réelle, toujours plus déconnectée de son vécu et de son expérience personnelle. Il ne le sait pas or son ami de toujours en face lui parle et lui dit : ‘mon humain que tu as changé. Mon humain, que tu changes, que tu changes, que tu changes’.

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À l’échelle individuelle cette perte de contact avec la réalité nous rend sujets à de fréquentes secousses émotionnelles, lorsque la réalité se rappelle brutalement à nous. Et comme elle est généreuse cette réalité, on peut compter sur elle pour nous secouer régulièrement.

Elle tend à faire de nous des autismes mentaux inadaptés au monde réel dans lequel vivent des animaux non humains et parmi eux il y a des chiens qui attendent patiemment que nous sortions de notre bulle mentale.

Les animaux non humains constatent le niveau de déconnexion du réel que nous avons atteint, un niveau sans précédent et qui met en péril la relation, la survie même du lien.

 

Est-ce suffisant pour vous faire comprendre qu’en fait je coach la relation entre deux êtres vivants pas si différents que çà!

 

Il y a beaucoup de travail à faire car l’animal humain se sent  supérieur dans le règne animal-végétal, désormais il n’a plus besoin de se situer dans son environnement, y’en n’a pas d’environnement! Il vit dans sa tête et dans ses représentations, l’animal humain a donné une prépondérance phénoménale au mental et on a beau citer la phrase de Korybski ‘la carte n’est pas le territoire’, en fait la quasi-majorité des propriétaires d’animaux de compagnie  se comportent exactement comme si la carte était le territoire en prenant leurs projections, leurs constructions mentales pour réelles engendrant de la souffrance et comme ils ne sont pas ancrés, ils ne s’en rendent pas compte, l’animal humain n’a pas de corps et passe son temps à projeter sur l’autre ses propres bibittes. Ses violences.

Il y a beaucoup de travail à faire car l’animal humain est en plein déni et ne veut surtout pas faire ce pas qui le ferait sortir de son exil. Lui qui vit en dehors de lui.

Voilà ma conviction : l’état du monde aujourd’hui est la preuve des limites de ce mental que nous avons sur-estimé et la nécessité d’éveiller et de développer d’autres facultés. Mon credo consiste à offrir à mes clients de vivre un corps sain avec un cœur en harmonie pour que le mental prenne des décisions éclairées. Et c’est ce que permet la relation à l’animal non humain d’aligner le mental, le physique et l’émotionnel.

C’est pour quoi, ces dernières années j’ai entré un nouvel outil : LE PARDON tel qu’enseigné par Don Miguel Ruiz et Olivier Clerc.

Il me fera plaisir de redonner cette causerie.