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Comment accompagner l'autre si je n'ai pas déjà
fais le chemin?

Le cheminement qui est le mien, dans la vie qui est la mienne, avec les traumas qui sont les miens m’ont permis de devenir cette personne que je suis entrain de devenir. J’ai beaucoup de réalisations à mon actif car j’ai fréquenté des milieux personnels et professionnels très différents, dans des contextes culturels très différents, sur quatre continents et, par conséquent, ai été exposée à toutes sortes de situations sur toute la gamme de gravité. J’ai fait face à des expériences professionnelles et personnelles riches et très variées qui m’ont préparé au métier de coach.

 

Récemment je devais faire un portrait de mes compétences professionnelles glanées au long cours et ce qui est ressorti c’est que j’ai fréquenté des chemins peu empruntés. Par conséquent, j’ai défriché des avenues, ouvert des routes, plus souvent qu’autrement seule, en confrontant le système (patriarcal, capitaliste…). Que ce soit comme journaliste de presse écrite ou gestionnaire de réseaux sociaux pour une entreprise para-publique, la difficulté a souvent résidé dans le faire. Faire comprendre la différence et la nouveauté, expliquer la peur, l’accueillir, rassurer et travailler avec, ouvrir ces vieux systèmes de pensées, de gestion à un autre monde, un monde de relation.

 

De fait, j’ai particulièrement vécu la violence relationnelle et le rejet. Pas facile d’être porteuse de modernité ! Je m’explique ça pourrait être lu comme une allégation prétentieuse.

 

Quand je travaillais à pour un grand groupe de presse, j’ai accompagné le syndicat des gens du livre à un changement majeur dans les manières de travailler. Imaginez le journal était monté à la main (on disait au plomb, car les caractères d’imprimerie étaient faits en plomb) et en dedans de quelque semaines il a fallu passer à l’ordinateur. Oui j’ai connu la fabrication complète d’un journal caractère par caractère, on passait des nuits entières à monter les pages.

 

Puis la modernité est arrivée. J’ai été mandatée pour accompagner les typographes à dépasser cette frontière et cheminer vers l’ordinateur. Cela n’a pas été facile, outre les résistances habituelles, il y a eu les craintes de perdre son emploi au profit de l’ordinateur et surtout le plus fondamental de passer d’un travail corporel à un travail sédentaire, assis derrière un bureau.

 

Chercher tous les moyens

​25 années plus tard, j’ai été amenée à implanter les réseaux sociaux dans une grosse société de Montréal. J’étais convaincue (comprendre j’avais la foi) qu’offrir un service en ligne, en direct, informer la clientèle au moment où avait lieu l’événement, était non seulement possible mais nécessaire. Aujourd’hui, cette dernière phrase est une évidence, en 2009, cela ne l’était pas.

Je n’ai jamais calculé les heures données. J’ai, avec patience, écoute et aussi dynamisme bousculé le fonctionnement hiérarchique et patriarcal. J’ai été la première femme qui n’appartenait pas aux équipes à entrer dans le coeur névralgique de cette société pour être au plus près de la situation et discuter en temps réel avec la clientèle. Femme de cœur et d’engagement , profondément intègre, j’ai persévéré, j’ai cherché tous les moyens pour faire avancer ces projets. Cela n’a pas été de tout repos. J’étais une femme qui travaillait sur un téléphone intelligent communiquant dans l’immédiateté de l’instant avec des centaines de milliers de personnes.

Je travaillais en plein cœur de l’action sous couvert de l’adrénaline, ce qui nécessitait diplomatie et rapidité d’exécution, un mixte pas toujours atteignable auprès de hiérarchies encadrantes et inquiètes.

Je marche la parole et je la tiens serrée contre ma poitrine

 

Ce qui me motive c’est de vivre dans un monde – non pas meilleur – mais dans lequel l’humain devient un être entier. Parfaitement aligné entre ses aspirations, ses réalisations, entre son cœur, sa tête et ses mains ….Et pour y parvenir, cela commence par aller vers soi pour se libérer des entraves qui empêchent cet alignement. Et il ne fait pas se leurrer, ce n’est pas un mouvement facile. Seulement, alors, quand les retrouvailles avec soi auront eu lieu, il s’agira d’aller vers les autres pour s’accorder au monde, réaliser son projet et ainsi se reconnecter à sa nature.

 

Mon coaching est à l’image de ces deux exemples professionnels cités ci-dessus, ça veut dire un accélérateur de changements : vous développez de nouvelles compétences, vous découvrez des ressources enfouies en dedans de vous, vous vous forgez une nouvelle destinée… Et parce que je sais tout le courage que cela prend d’entreprendre ce voyage, c’est avec un profond respect de votre rythme que je cheminerais à vos côtés pour vous deveniez pleinement vous m’aime.